The Mars Volta - Octahedron
Sortie prévue le 23 juin 2009 chez Universal

Revoilà Cedrix Bixler et son compère Omar Rodriguez ainsi que leurs camarades de The Mars Volta avec Octahedron ; un an après le déjanté The Bedlam in Goliath. Si, pour les deux derniers albums (The Bedlam... et Amputechture), nous avions l’impression de partir un peu dans tous les sens avec des délires expérimentaux proches du mauvais goûts pour ne pas dire complètement ratés, Octahedron semble déjà, lors des premières écoutes, beaucoup plus posé. "Since We’ve Been Wrong" qui débute l’album n’est pas une surprise : ce morceau fut présenté lors du fameux concert du nouvel An du 31/12/2007 de San Francisco. En acoustique, il avait déjà laissé une belle impression. Plus d’une année après, c’est avec un grand plaisir que nous le redécouvrons en version studio. L’album est assez court : 50 minutes quand les deux précédents dépassaient aisément l’heure. Les morceaux ont des durées dans l’ensemble normales de 5’ à 8’ contrairement aux 12 minutes qu’on atteignait parfois sur les derniers albums.

Ces détails d’ordre chronométrique ont leur importance car cela influe étonnamment sur le contenu d’Octahedron. Les morceaux sont nettement plus doux et plus abordables car ils partent moins dans de délirantes expérimentations vocales ou électroniques. Très peu de moments sont laissés à des pseudo improvisations. La voix de Cedric Bixler est nettement plus posée et le chant beaucoup plus marqué. Certaines ballades ne sont pas sans rappeler la période "Televator". Le défaut majeur serait le risque de tomber dans le chiant sur la durée d’écoute . Hélas c’est bien ce qui arrive de temps à autres. Généralement les albums de The Mars Volta demandent de nombreuses écoutes avant d’arriver à en saisir les subtilités et à en apprécier pour les uns le travail "génial" ou pour d’autres l’imposture complète des gars d’El Paso.

"Cotopaxi", qui est certainement le morceau le plus énergique de l’album, symbolise une nouvelle fois un concentré de ce que The Mars Volta sait faire de plus époustouflant : une sorte de psychédélisme sans âge avec des morceaux d’une richesse telle qu’à la 20e écoute on en est encore à découvrir le son, le sample, la boucle, le riff qui nous avait échappé les 19 premières fois.

Bah voilà cela reste du The Mars Volta et c’est comme cela qu’on adore mais aussi qu’on regrette les passages d’un extrême à l’autre : du trop excessif où l’on se perd au tout mou.

En écoute :

The Mars Volta sur Myspace

Une date en France :
28 juin 2009 à l’Olympia - Paris

Accueil > En écoute > Albums & EPs > The Mars Volta - Octahedron

Répondre à cet article