Kazumasa Hashimoto – Strangeness
Kazumasa Hashimoto – Strangeness
sorti le 5 mars 2010 chez Noble
A travers le monde, au détour de nos errances musicales, on a cette chance fabuleuse de croiser quelques génies. L’artiste nippon de musiques électroniques Kazumasa Hashimoto est de ceux-là. Après deux bonnes années de silence, il nous propose une cinquième réalisation. Son album Gllia (Noble,2006) avait déjà titillé quelques oreilles curieuses avec ses atmosphères aériennes, puis fin 2007 beaucoup, comme moi, tombèrent amoureux du magnifique Euphoriam (cf article + extraits). Adepte des patchworks sonores, Kazumasa sait allier avec tact des mélodies plaisantes, à des quelques sons électroniques, accompagnées de chants fragiles. Strangeness semble pour sa part beaucoup plus tourné vers la chanson, c’est la japonaise Gutevolk (connue pour ses morceaux de dream pop électroniques) qui collabore à cet album dans les interprétations chantées. Strangeness est peut-être moins magique qu’Euphoriam, avec des pistes (trop?) longues et parfois difficilement accessibles. Même si elle ne suscite pas le même coup de foudre, cette nouvelle réalisation de grand Hashimoto est une belle œuvre lointaine touchant à l’intime.
En écoute :
Kazumasa Hashimoto sur Myspace
Pelican - City Of Echoes
Dan Deacon - Bromst
A Place To Bury Stangers - Exploding Head


01 Daylight Hallucination
02 Black Woodbine
03 Slow Motion
04 Echoes and Stars
05 Lake
06 There’s Gold Everywhere
07 Ether
08 Filament
09 Doppelganger
10 Strangeness
Comparé aux albums précédents (Epitaph en particulier, que je considère comme son meilleur), Euphoriam ne m’avait pas complètement convaincu. Strangeness, de prime abord, accroche davantage mon oreille, même si je trouve que la dernière longue plage n’apporte pas forcément grand chose (ou en tout cas, dépareille)